
MON ENGAGEMENT EN FAVEUR DU DEVELOPPEMENT DURABLE | Je vais ici vous relater le cheminement qui m’a mené vers la détermination d’agir pour préserver l’environnement. Toutes ces idées étaient là, dans un recoin de ma conscience depuis fort longtemps, tout comme là plupart d’entre nous d‘ailleurs. Le problème c’est que nous baignons dans un confort matériel ou tout est facilement accessible, et ce, en apparence de manière inépuisable. Prenons l’exemple de l’eau. Je suis un homme et je me rase tous les matins. Pour se raser quand on à une barbe dure comme la mienne il n’y à qu’une solution: le rasoir mécanique, une mousse ou un gel de rasage et de l’eau. Pour avoir de l’eau il suffit d’ouvrir le robinet du lavabo. C’est pratique, simple, tellement simple qu’on oublie, voire qu’on ignore délibérément de refermer le robinet après avoir rincé son rasoir. Pour moi faire couler l’eau du robinet avec un débit important était devenu un mode de fonctionnement normal. Parfois ma femme me faisait remarquer que je ne devrais pas laisser couler toute cette eau pendant mon rasage. Je l’écoutais en me disant qu’elle n’avait pas tort et je me rendais compte que ce que je faisais n’était pas forcément bon d’un point de vue de l’écologie et qu‘il faudrait que je change mes habitudes, mais le lendemain matin, je recommençais à laisser couler l’eau, oublieux de mes bonnes résolutions de la veille. Pire, en y repensant parfois les matins suivants je me disais que de toute façon l’eau que je consommais allait être retraitée par la station d’épuration de ma ville, comme si de cette opération était neutre d’un point de vue environnemental et en oubliant que je consommais de l’eau chauffée grâce à du gaz de ville une source d’énergie non renouvelable. |
L’exemple que je viens de citer, et dont je ne suis pas fier, résume assez bien, je crois, le comportement d’un grand nombre d’entre nous face aux ressources de notre planète, soit: je consomme comme s’il y en aura toujours, de plus si je change mes habitudes ça n’aura aucun impact positif et de toute manière l’état, la région feront déjà tout ce qu’il faut pour que je puisse préserver mon mode de vie.
C’est dans cet état d’esprit que j’ai abordé la vision du film « Une vérité qui dérange » porté par l’ancien vice-président des Etats-Unis
et depuis peu Prix Nobel de la Paix: AL GORE.
Ce documentaire, que je vous conseille de voir si vous ne l’avez pas encore vu, dresse un bilan précis, factuel de l’état de notre planète et nous démontre à quel point cette dernière est fragile et hautement sensible à l’activité humaine.
Pour ma part ce documentaire remarquable à eu l’effet de me mettre face à mes responsabilités.
Ces belles idées sur l’écologie, bien sagement rangées dans un recoin de ma conscience se sont brusquement cristallisées en une irrévocable détermination d’agir.
La cause probable de ce changement chez moi vient du fait que ce film explique avec une logique irréfutable que l’action pour éviter une catastrophe écologique majeure se situe au niveau de chaque individu (sans minimiser le rôle des gouvernements). Un changement de comportement de chacun d’entre nous pourrait éviter que le pire ne se produise de notre vivant et plus encore de celui de nos enfants et petits-enfants.
Je vous mentirais en vous disant que, du jour au lendemain, j’ai radicalement changé mes habitudes, non, cela s’est fait progressivement. On ne change pas facilement ses habitudes, je m’en rends compte aujourd’hui encore.
A l’époque de la sortie de ce film j’avais le projet de racheter une entreprise de propreté Mulhousienne: REGIO NETTOYAGE.
Je m’étais alors promis, si ce projet devait se concrétiser, d’appliquer mes convictions à la façon dont je gèrerais cette entreprise. Aujourd’hui c’est chose faite.
Je vous propose de lire la rubrique "notre engagement écologique".
Clément HEINRICH
Editorial